Histoire de zurich

Histoire de Histoire de zurich à Zurich

Le premier peuplement du site est intervenu pendant la période d’occupation par les Celtes : ils vivaient dans des maisons sur pilotis construites dans une zone marécageuse voisine de la rivière Limmat. Ils avaient construit un oppidum sur la colline du Lindenhof actuel. Les Romains, arrivés vers – 15, établirent une petite garnison qu’ils nommèrent Turicum, sur le même Lindenhof, protégée par un castrum. Il reste peu de la période romaine, sinon un hypocauste, sous-sol aménagé pour chauffer une maison ou un établissement de bains. Cette zone se trouvait à la limite de l’empire romain, avec une zone germanique dans les environs immédiats. Les soldats de la garnison percevaient une taxe sur les navires qui empruntaient la Limmat. 

Les Alamans s’emparèrent de la petite cité au Ve siècle ; celle-ci se développa alors sans grands heurts. En 853, l’empereur Louis le Germanique créa un couvent de Bénédictines près de l’église pour sa fille Hildegard et il dota le couvent de nombreuses terres. En 1212, l’empereur Frédéric II accorda à la Supérieure du couvent des droits exceptionnels : droit de tenir un marché, de percevoir des taxes, de frapper la monnaie, de choisir le maire, de gouverner la ville en quelque sorte, avec quelques conseillers municipaux aisés, nobles et bourgeois

Cela cessa en 1336 : Les bourgeois ayant une influence grandissante, le conseiller Rudolf Brun s’appuya sur les travailleurs manuels, qui n’avaient aucune représentation au conseil municipal, pour prendre le pouvoir en envahissant la salle du conseil, sans effusion de sang. Il fut alors élu par le peuple. Il édicta une charte et organisa la ville en créant 12 guildes qui correspondaient à tous les métiers de la ville, en groupant les métiers voisins. Il y eut donc 11 guildes de travailleurs manuels, et une guilde de nobles et bourgeois ; chacune d’elles eut son lieu de rassemblement. La Mère Supérieure fut destituée et le couvent fut fermé. Cette organisation dura jusqu’en 1798, année de la dissolution des guildes par Napoléon.

L’opposition à Brun resta cependant très vive, à l’intérieur comme à l’extérieur : les bourgeois supportaient mal d’avoir été supplantés. Il y eut des exécutions à l’intérieur et les réunions furent interdites. Les bourgeois bannis cherchèrent refuge auprès du Comte Johann I de Habsburg à Rapperswill, qui leur avait emprunté beaucoup d’argent. L’armée de Brun défit celle de Johann I, qui fut tué au cours de la bataille, puis pendant de longues années, il n’y eut plus de combat.

Une peste se déclara à Zurich en 1348 ; comme partout ailleurs les Juifs en furent rendus responsables et furent massacrés ou bannis, et leurs richesses furent répartis entre les habitants, la part du lion étant pour Rudolf Brun. En 1351, Zurich devient le 5e membre de la Confédération Helvétique.

Pendant ce temps, les exilés faisaient pression sur Johann II pour se venger de Brun. En 1351, une conspiration avait prévu que des partisans des exilés ouvrent les portes de la ville : les personnes infiltrées devaient tuer les partisans de Brun les plus importants. Brun fut averti du complot : les conspirateurs purent pénétrer dans la ville, mais furent arrêtés sur le Grossmünsterplatz, tués ou emprisonnés, puis exécutés. Brun attaqua Rapperswill et détruisit une partie de ses fortifications, ce qui exaspèra les Habsburg qui assiègèrent Zurich. La guerre avec les Habsburg dura encore jusqu’en 1355 quand, enfin, une paix durable fut signée ; l’habile Brun finit par faire accepter le régime des guildes, que les Habsburg ne voyaient pas d’un bon œil. Brun mourut en 1360.

 

En 1440, Zurich fut chassée de la Confédération pour avoir attaqué un membre de la Confédération, mais y revint en 1450 et devint même le siège de la Diète entre 1468 et 1519. Zwingli (1884-1531) fut prêtre au Grossmünster et y prêcha jusqu’à sa mort ; il répandit la pensée de la Réforme. Il traduisit la bible en allemand, indépendamment de Luther, pour que le peuple puisse la lire. Il parvint à convertir toute la ville à la Réforme. Il mourut au combat en 1531. Il y eut un fort mouvement de contestation de Zwingli, qui voulait aller plus loin dans la réforme, et qui déboucha sur les sectes des Mennonites et des Amish ; les premiers opposants furent sévèrement réprimés, arrêtés et même exécutés. Entre 1531 et 1575, Heinrich Bullinger consolida l’action de Zwingli et accueillit de nombreux protestants qui fuyaient les persécutions. 

Au cours de XVIe et XVIIe siècles, Zurich se replia sur elle-même : il y avait un fort antagonisme entre les cantons restés catholiques et les cantons qui avaient adopté la Réforme. En 1624, les fortifications furent doublées en raison de la guerre de 30 ans qui sévissait en Europe. En 1648, Zurich se proclama république, rejetant son statut de ville impériale libre. Mais en fait Zurich était gouvernée par un ensemble de familles puissantes. La ville avait conquis d’importants territoires qui furent complètement subordonnés à la ville. 

Au XVIIIe s., Zurich, ville prospère, attira de nombreux érudits comme Johann Heinrich Pestalozzi, Johann Kaspar Lavater et Johann Jakob Bodmer et son commerce se développa. 

La Révolution Suisse de 1798 renversa l’ancien régime et bouleversa tout l’ordre établi. La ville n’eut désormais plus davantage de pouvoir que les contrées conquises. En 1839, elle dut même subir un putsch fomenté par les habitants des campagnes ; elle dut abattre les fortifications, pour montrer qu’elle ne faisait plus de différence entre la ville et la campagne. Au XIXe siècle, elle devint la capitale économique de la Suisse, ce qui attira beaucoup d’immigrants qui firent passer la population de 17000 à un million d’ habitants. L’industrie textile était prospère, de nombreuses banques et compagnies d’assurance furent créées. Cette prospérité continua au XXe siècle, la Suisse ne s’étant pas engagée dans les deux guerres mondiales qui ont ravagé les autres pays européens.

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